Le vin de glace québécois pourrait disparaître

Un sujet qui m’interpelle beaucoup : la réglementation qui entoure la production de produit alcoolisé. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a l’intention de réglementer la production de vin de glace. Ça se fait avec l’intention de faciliter l’exportation. Le problème c’est que ça va interdire une pratique de nos vignerons québécois, même si cette pratique n’influence pas le goût du vin.

À l’origine du problème, un « copier/coller » de la réglementation ontarienne. Cette réglementation n’est pas adaptée au climat du Québec.

Deux reportages à écouter

Le premier reportage est « délicieux ». On a des explications claires de Charles-Henri de Coussergues, producteur de vin de longue date. Ensuite la porte-parole de l’ACIA qui bredouille sans répondre aux questions.

Espérons qu’ils ne se mettront pas le nez dans l’industrie brassicole!

Le vin bio

Je suis tombé sur un guide qui parle d’alimentation bio, ça s’appelle Guide de la bio alimentation. Comme c’est français il n’y a aucune mention de la bière, mais on parle un peu de vin.

En mars 2008, une étude sur le vin a été publiée. 40 bouteilles de vin rouge tous prix confondus ont été analysées – 34 étaient issues de l’agriculture intensive et 6 de l’Agriculture Biologique. 100% des vins conventionnels testés étaient contaminés.
Les niveaux de contamination étaient  800 fois plus élevés que pour l’eau potable!
Les vins « Bio » eux ne contenaient pas de pesticides à l’exception d’un contaminé par les pulvérisations du champ voisin. Conclusion ? Un grand cru n’est pas forcément à risque car vous n’en buvez certainement pas souvent. Mais pour le vin quotidien, privilégiez le « Bio » et dans tous les cas, modérez votre consommation

Est-ce qu’on a autant de contaminants dans notre bière? Probablement pas. L’eau utilisée pour brasser la bière est filtrée et dans le cas du vin on prend le jus de raisin. On a quand même des grains biologiques cultivés sans pesticides.

On a d’ailleurs quelques bières, dont certaines de la microbrasserie À la fût, qui contiennent des grains de Bio Malt Mauricie. On a également la Boris bio, la blonde biologique de la Barberie dans la catégorie bio.

Ne pas dépasser la limite

Une « nouvelle » campagne d’Éduc’alcool.  Pas grand chose de nouveau dans le message. On savait déjà que le maximum par jour pour un homme était de 3 trois consommations et de deux pour une femme. Par semaine, 15 pour un homme et 10 pour une femme. Éduc’alcool en parle depuis 2007 (pdf).

Est-ce qu’on boit vraiment 2 ou 3 bières par jour? Personnellement non. J’essaie de me limiter 1 par jour et environ 5 par semaine. Imaginez le prix que ça coûterait de boire plusieurs bonnes bières par jour, en plus des calories!

Il semblerait que cette campagne de pub incite à boire plus. L’effet contraire à celui désiré. Il y a une belle critique sur Facteur Pub.

L’émission Ça va brasser reportée à plus tard

Affiche Ça va brasserÇa va brasser, une émission qui sera diffusé sur vtélé, devait être en onde à l’automne 2011. Ça a été reporté à l’hiver 2012 et je viens d’apprendre que ça sera seulement au printemps 2012.

J’avais bien hâte de voir ça, c’est dommage. Mais voyons le bon côté. Ça va nous mettre l’eau à la bouche en prévision de l’été!

En attendant on peut regarder les vidéos de route24.tv et de Bières et Plaisirs.

Salon de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Consommation

La Saac, à ne pas confondre avec la SAQ, fait la promotion du bon manger et de l’alcool québécois. C’est une semaine thématique, mais surtout un salon alimentaire. Ça se passe du 13 au 15 janvier, donc présentement, à Québec.

Concernant la bière il y aura quelques kiosques étudiats : BraSTA, Sherbroue et Polybroue. Ces trois regroupements d’étudiants veulent expérimenter le brassage de la bière dans un contexte académique de R&D. Il y a aussi un kiosque fromage, vin québécois, lait, crème glacée, etc.

Plusieurs producteurs également : Corsaire Microbrasserie, Le Ricaneux(vin de petit fruit), Verger Pednault(vin de petit fruit), etc.

C’est une bonne occasion de découvrir des produits et de s’informer en même temps. L’accès est gratuit et le coût des « consommations » est minime.

Les bières du Québec à La Semaine Verte

Des bières québécoises - La semaine verte

Un peu avant Nöel Radio-Canada faisait un cadeau aux amateurs de bière. La Semaine Verte consacrait une partie de son émission à la bière. D’abord aux ingrédients de la bière et de leur production au Québec. Puis à l’annedd’ale, une bière 100% québécoise en cours de développement.

Vous pouvez regarder l’émission sur tou.tv, ça dure 22 minutes à partir du début.

Mon résumé

La question qu’on pose :  « est-ce que ces bières sont produites à partir d’ingrédients québécois? ».

On demande aux gens d’où proviennent les ingrédients et tous disent que ça vient du Québec. C’est généralement faux parce qu’on ne produit pas suffisament d’orge et de houblon au Québec. Si on leur avait demandé où est brassée cette bière de microbrasserie, par contre, ils auraient dit au Québec et auraient eu raison.

Depuis quelques années la production d’orge à bière, de malt(orge torréfié) et de houblon croit au Québec. De plus en plus de brasseurs utilisent des matières premières québécoises. C’est d’ailleurs grâce aux microbrasserie qu’on recommence à produire de l’orge brassicole et du houblon au Québec.

La deuxième partie de l’émission porte sur l’Annedd’ale. On fait un bon résumé de ce nouveau style de bière.

Invités de l’émission

  • Mario d’Eer, bièrologue
  • Alex Ganivet-Boileau, brasseur en chef chez Les Trois Mousquetaires
  • Mario Lamy, producteur de céréales, Biomalt Mauricie
  • Bruno Vachon, Malterie Frontenac
  • Rémi Verschelden, Malterie Frontenac
  • Laura Urtnowski, Brasseurs du Nord(Boréale)
  • Gabriel Lalancette, producteur de houblon
  • Stéphanie Gouaneau, microbiologiste, Lallemand Brasserie(levure)
  • Bruno Blais, La Barberie

Le journaliste derrière tout ça, Hugo Lavoie, fait également des chroniques à Bien dans son assiette à la radio de Radio-Canada. Il parle parfois de bière.

Jerky de saumon

Une petite découverte que j’ai fait à la Duchesse d’Aiguillon : du jerky de saumon. Comme le jerky de boeuf c’est assez salé et calorique. Contrairement à ce qu’on peut lire c’est 4$ pour 75 grammes.

Ça faisait plusieurs fois que je regardais le paquet et je me suis finalement décidé d’en acheter. Mon verdict : faites vous du bacon. Le goût est particulier. Pour 4$ j’aurais mieux fait de m’acheter du bacon. Quelques tranches de bacon bien cuit avec une bière fumée…un délice.

Ce genre de saumon plait peut-être aux amateurs, mais pas à moi. C’est à essayer au moins une fois pour voir.